On ne se lasse pas de l'ambiance qui y régne.
Nature, montagne, temple et activités chinoises... mêlés dans la brume.








Lang Zhong se situe à 500 km au Nord-Est de Chengdu, sur la route qui mène à Bei Jing. D’ici à Lang zhong, bien différemment que pour Ze Long le bitume se déroule cool, peinard. Au point que Delphine et Armel eurent presque pu jouer au « Go ». On a causé et refait le monde…au retour surtout….
Lang Zhong est bien plus gros et moche que l’on pensait. Et oui, la Chine c’est plus ce que c’était…comme on dit si bêtement….La croûte de ville, extérieure au centre ancien est un amoncellement de bâtiments crades et laids, bourré de commerces racoleurs dans lesquels les nouveaux riches du coin viennent s’initier aux plaisirs de la consommation. Beaucoup de ville de chine ressemble aujourd’hui à cela….L’endroit et les habitants sont sûrement pauvres en fait, moins pauvre qu’en campagne certes, mais pauvres. Ceci ils sont souriant, des vrais «chic types».
Une fois les petites princesses folles endormies les deux vieux parents, la tata et le tonton posent un cul ! Ici le temps prend sa pose, engage la marche arrière. On est plus des vôtres…de ce monde…de ce monde de fou…On pense à ne pas en revenir. D’ailleurs on en revient pas ! Ici tout n’est que calme, luxe, et volupté…..pas d’absinthe, ni de pavot, juste un thé au jasmin, mais ça plane…
On baigne dans l’intemporalité du lieu, celle-là même qui invite à l’ubiquité -enfin, pour peu qu’on le veuille…Cette ubiquité du lieu qu’on vu et accepté, Jules vernes, Borgès, ou Schuiten. Un lieu authentique aux mensurations rêvées fantastique, changeantes, dans lesquels les corps se coulent plus qu’ils ne se déplacent, un lieu dans lequel les matériaux ont une âme -à défaut, peut-être, et encore, de deux faux stucs en polystyrènes-.
Il y a quelques nouveaux arrivant chinois touristes des villes qui n’entendent rien, eux, à cette magie du lieu et feront bien du bruit…des types un peu grossiers comme on en trouve partout ailleurs…
Le lendemain on prend la poudre d’escampette, pour un exode à pédales des citadins vers les rizières…Grandes classe des vélos tout « pouraves », toutefois négociés en beauté et en chinois par Capu la sinologue ! Armel prétentieusement revêt le maillot jaune Velhom -version Velhooum- d’un « Didi » de plus de luc, à se la péter en jaune dans la Chine ! Hehe ! dur dur pour les « Geugeu » !
( en chinois : « didi » petit frère « Geugeu » grand frère ! )
On passe la rivière en bateau, on pédale sur 1 kil, et là soudain, de suite, les rizières. Les rizières sont belles et reposantes…..et les filles se prennent un bain de boue au pieds et plus si affinité pour fleur et lulu…une femme sur son aire de battage égraine au fléau…. On pense au paysage de Provence étonnamment….
Delphine s’initie aux travaux d’avant la semée du riz et racle la boue et les vielles pousses du fond de la rizière... Les filles s’inventent une bauge à cochonnes pendant la sieste…La journée s’achève en course folles à la MAD-max sur une piste de graviers……les « didis » sont pas des mauvais alors que pourtant une chaîne d’acier menace leur train avant…..seulement comme toujours les « geugeu » dominent….eh !
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